La glande mammaire est présente chez l’homme à l’état de bourgeon mammaire. Dans certains cas on peut voir se développer une hypertrophie mammaire chez l’homme.

Il est important de distinguer les adipomasties des hypertrophies glandulaires pures. Les adipomasties sont un excès de tissus graisseux au niveau des seins.

Les gynécomasties sont dues à une hypertrophie de la glande mammaire, bien souvent liée à des modifications hormonales.
Dans les deux cas le résultat aboutit à l’apparition de véritables seins chez l’homme souvent très mal vécue.

LA GYNÉCOMASTIE LA CONSULTATION PRÉ-OPÉRATOIRE

La consultation pré opératoire précise les motivations du patient.
Cette féminisation de la silhouette est éloignée de l’image habituelle du corps masculin : des pectoraux bien déssinés, des abdominaux, etc.

L’interrogatoire recherche les antécédents médico chirurgicaux et surtout d’éventuels autres troubles endocriniens.
L’examen apprécie l’importance de l’hypertrophie qui va conditionner le geste chirurgical, l’état de la peau et la palpation élimine des tuméfactions glandulaires.

En cas d’adipomastie le sein est mou alors que dans les gynécomasties glandulaires, le sein est plus dense.
A l’issue de cette consultation un bilan hormonal est demandé ainsi qu’une échographie mammaire.

En cas d’anomalies hormonales il est indispensable de confier le patient à un endocrinologue. En effet bien souvent le traitement m médical peut suffire.
Ce n’est qu’en cas d’échec de ce traitement que la chirurgie peut intervenir.

LA GYNÉCOMASTIE L’INTERVENTION

Dans le cas d’une adipomastie une liposuccion peut suffire. Celle ci a lieu au bloc opératoire.
Sous anesthésie générale ou sous neurolept analgésie, le geste consiste à introduire une canule sous la peau et à aspirer la graisse sous cutanée.
Ce geste peut être complété par une minime résection glandulaire que l’on pratique par une minime incision sous aréolaire.
La durée de l’intervention peut varier de trente minutes à une heure selon le type de technique employée.
Un pansement compressif est posé pour 24 heures et remplacé par un « gilet « de contention qui sera à conserver 1 mois.

Dans le cas d’une gynécomastie glandulaire, la liposuccion est inutile.
Le geste consiste en une résection glandulaire par voie sous aréolaire.

Dans les gynécomasties importantes une véritable résection cutanéo glandulaire peut être nécessaire, comparable à celle effectuée chez la femme dans les hypertrophies mammaires. Avec une importante rançon cicatricielle, bien souvent dissuasive.
Un pansement compressif sera nécessaire dans les suites opératoires afin de permettre une bonne rétraction cutanée.

GYNÉCOMASTIES LES SUITES OPÉRATOIRES

L’intervention est réalisée le plus souvent en ambulatoire.
Les fils sont retirés, lorsqu’ils ne sont pas résorbables, au huitième jour.
Les complications sont possibles : hématomes, infections, problèmes cicatriciels.
Le résultat définitif prendra trois mois environ.